Circulation des bactéries
dans le système sanguin

Circulation des bactéries dans le système sanguin
Circulation des bactéries
dans les organes
Circulation des bactéries dans les organes

Les maladies de gencives, peu importe leur stade, peuvent provoquer des maladies systémiques selon la porte d'entrée que prennent les bactéries dans notre corps.

Tout d'abord, il faut savoir que les bactéries laissées dans notre bouche libèrent des toxines qui irritent la partie interne de notre gencive (entre la gencive et la dent) et crées des mini-ulcères.

La gencive irritée, devient « non-scellée » et laisse alors les bactéries et leurs toxines entrer dans notre système.

De plus, lors de notre respiration, ces mêmes bactéries peuvent être inspirées par le système respiratoire et elles provoquent son inflammation (œdème).

Les maladies résultantes découlent de la présence des toxines et des bactéries dans notre circulation sanguine. Tous les organes, ou presque, en sont touchés.

De plus, n'oublions pas qu'une inflammation soutenue des gencives cause aussi une destruction de l'os des mâchoires. Dont, la perte des dents éventuellement, si rien n'est fait!

Maladies reliées aux organes affectés par les bactéries

L'information contenue dans cette section a comme but de vous renseigner sur le processus utilisé par les bactéries pour pénétrer dans votre système sanguin, l'atteinte par celles-ci des organes ainsi que les maladies qu'elles pourraient causer. Plusieurs études scientifiques et les références à celles-ci sont mentionnées dans les textes en support aux différentes parties du corps humain. Explorez le site en cliquant sur les organes ou parties du corps mentionnées plus bas.

Inflammation cellulaire : Un tueur secret

L'inflammation constante, régulière, chronique, causée par les bactéries amène à une réaction inflammatoire de défense de chaque système qui avec le temps dégénère en maladie selon les prédispositions de chaque individu. Une inflammation doit être à la base « transitoire » comme étant une défense immunitaire. Par contre si cette dernière est chronique due à un apport constant de bactéries dans le sang notre corps devient dans un « état inflammatoire ».

Voici un aperçu des dommages qui peuvent survenir.

Cliquez sur les différentes parties du corps.

Cerveau Bouche Système sanguin Cancer Coeur Poumons Foie Estomac Intestins Reins Os Foetus

Certaines recherches se font actuellement afin de savoir si la maladie parodontale aurait des liens avec certains cancers.

En savoir plus
Conclusion

Le dommage possiblement causé par la maladie gingivale est donc extrêmement sérieux et maintenant bien documenté par de nombreuses études, comme vous avez pu le constater.

Pourtant ces informations restent encore inconnues du grand public. Dans l'esprit d'une majorité de personnes, les conséquences négatives des maladies gingivales se limitent à la perte des dents.

Même si c'est déjà beaucoup, les autres conséquences potentiellement dangereuses des maladies de gencives sont cachées car la maladie parodontale évolue à bas bruit, avec de discrets symptômes (saignement de gencives) qui font qu'on ne la prend trop souvent au sérieux qu'à un stade avancé de son évolution.

Outre les nombreuses associations mises de l'avant dans la communauté scientifique, la majorité des auteurs stipulent que des études interventionnelles sont manquantes pour établir une réelle association entre les maladies parodontales et systémiques. Or, il convient de se demander s'il est nécessaire d'attendre de telles études avant d'agir et de traiter la maladie parodontale.

Réf: Mary P. Cullinan and Gregory J. Seymour, Periodontal disease and systemic illness: will the evidence ever be enough?, Periodontology 2000, Volume 62, Issue 1, pages 271–286, 01-2013

Abcès du poumon

Qu'est-ce que c'est ?

C'est une cavité creusée dans le poumon et contenant du pus. Les germes peuvent provenir du sang circulant (complication d'une septicémie ou d'une bactériémie à partir d'une infection dans un autre endroit du corps). Le germe peut également arriver dans le poumon par les voies aériennes à partir d'un foyer infectieux rhinopharyngé ou buccal. D'autres fois, l'infection du tissu pulmonaire est en relation avec un trouble de la ventilation bronchique telle une tumeur bénigne ou maligne ou une sténose bronchique. Il peut s'agir aussi de l'inhalation de produits (anesthésie, corps étranger…). Un tiers des cas d'abcès du poumon est attribué à des bactéries d'origine dentaire soit par inhalation directe de salive ou de plaque, soit par dissémination sanguine. L'origine de la suppuration est le streptocoque.

Rhumatisme infectieux

Son origine streptococcique peut inciter à rechercher un foyer dentaire. Pour certaines affections oculaires rebelles aux thérapeutiques courantes, on peut penser à une étiologie bactérienne d'origine dentaire. Les abcès du cerveau peuvent être d'origine dentaire et s'expliquent par le même processus étiopathogénique que les thrombophlébites.

Commission de prévention et santé publique:
Foyers infectieux d'origine bucco-dentaire

Des foyers infectieux dentaires et/ou parodontaux même minimes peuvent avoir à distance des répercussions importantes sur les différents appareils de l'organisme. Ce concept a été présenté dès le début du siècle sous le nom d'infection focale. Il existe sûrement une relation entre la flore bactérienne de la cavité buccale et l'état de santé général, mais comment peut-on expliquer le rapport entre un foyer primaire parodonto-dentaire et un foyer secondaire à distance ?

Pathogénie : hypothèses évoquées

1 - L'agent infectieux du foyer primaire est disséminé jusqu'au tissu de l'organe distant, par voie sanguine ou lymphatique.
2 -L'agent infectieux reste confiné au foyer primaire mais sécrète des toxines microbiennes qui sont libérées secondairement. Dans certaines circonstances, les bactéries de la flore buccale et des foyers infectieux d'origine dentaire peuvent passer dans la circulation sanguine et créer une bactériémie.
Les affections parodontales, les soins dentaires et parodontaux (détartrage, curetage parodontaux...) sont à l'origine de bactériémies. Certains gestes très simples liés à un examen clinique, comme le sondage des poches parodontales, peuvent entraîner une bactériémie transitoire et doivent donc faire l'objet, chez des patients exposés, de précautions au même titre que certaines thérapeutiques chirurgicales. Le streptococcus intermedius est la bactérie la plus fréquemment rencontrée et la bactériémie est le plus souvent temporaire. Ce qui confère un caractère unique à la plus grande partie de la flore microbienne de la cavité buccale, c'est son organisation sous forme de plaque dentaire ou plaque bactérienne au sein de laquelle les bactéries établissent des interactions tant entre elles qu'avec le milieu buccal. De manière plus spécifique, au niveau des poches parodontales, on observe un véritable écosystème bactérien, avec des relations synergiques et antagonistes complexes. Si la plaque bactérienne jeune est dominée par des bactéries gram+ anaérobies facultatives, le développement ultérieur de cette plaque va créer un environnement favorisant le développement des anaérobies (réf: Van Winkelhoff et coll., 1994).

Actuellement on peut identifier au niveau buccal plus de 200 germes et espèces différentes de bactéries dont des streptocoques, des lactobacilles, des staphylocoques, qui font partie d'une flore compatible avec l'état de santé buccal. De nombreuses bactéries caractéristiques de la flore buccale, responsables d'infections locales chroniques, sont capables de provoquer des infections à distance et dans certains cas une maladie systémique.

Le rapport entre l'identité des bactéries du foyer primaire et la lésion secondaire est parfois difficile à établir. Les données actuelles reposent sur une analogie d'identification des isolats obtenus par hémoculture avec des espèces connues pour appartenir à la flore buccale. Lorsque les bactéries disséminées rencontrent des conditions favorables, elles peuvent se fixer secondairement sur certains sites ou cicatrices. C'est notamment le cas de l'endocardite infectieuse qui est très souvent d'origine dentaire. 50 % des endocardites dans leur forme subaiguë sont dues à du streptocoque typique de la cavité buccale. Dans la forme aiguë on trouve des staphylocoques gram négatif.

L'endocardite peut suivre une intervention d'origine dentaire, mais très souvent il suffit de minuscules foyers chroniques ou même d'une dent mortifiée. Elle résulte de la fixation des bactéries sur l'endocarde, et les patients porteurs d'une valve mitrale sont considérés comme des sujets à haut risque. Sixou et coll. (1993) ont souligné le potentiel pathogène que peuvent avoir certaines bactéries de la flore sous-gingivale (Actinobacillus actinomycetemcomitans, Capnocytophaga) à provoquer une endocardite infectieuse.

Les maladies cardiovasculaires sont des affections communes chez les patients atteints de maladies parodontales. Des études récentes ont mis en évidence certains rapports entre cardiopathies vasculaires et foyers infectieux buccodentaires. De Stefano et coll. (1993) ont montré sur une étude de plus de 20 000 patients que, chez les moins de cinquante ans, la maladie parodontale est un facteur de risque pour la pathologie vasculaire. Pour Beck et coll. (1998), la maladie parodontale peut être considérée comme au moins un facteur de risque de la pathologie cardiovasculaire.

Les fièvres (fièvre; fièvre chronique et fièvre ondulante) sont le plus souvent révélatrices d'un processus bactérien ou viral. L'examen clinique est très important et doit tenir compte d'une pathologie dentaire possible. Les septicémies se caractérisent par la présence constante de germes dans le sang, où ils se multiplient. Ils seront retrouvés dans les hémocultures. Les septicémies sont pour un tiers d'origine dentaire. Elles sont une forme aiguë liée à la bactériémie.

Prévention tertiaire

On admet qu'il existe un rapport entre foyers buccodentaires et certaines affections par l'intermédiaire du mécanisme de l'infection focale. La prévention passe par une évaluation systématique de l'état de santé buccodentaire chez des sujets à risque. L'examen clinique sera accompagné d'un examen radiologique conventionnel, voire d'un examen tridimensionnel si nécessaire. En dehors des foyers dentaires évidents cliniquement, les dents qui présentent à leur apex un granulome, les dents mortifiées dont le canal est incomplètement obturé, même s'il n'existe aucune image pathologique, doivent être considérées comme cause possible d'irritation ou d'infection. Toute dent en désinclusion est considérée comme suspecte. En cas d'intervention chirurgicale, un examen radiologique des dents et des sinus devra être pratiqué. Toute dent suspecte sera soignée ou extraite en fonction du risque de bactériémie et de ses éventuelles conséquences.

Les maladies parodontales (maladie des gencives) doivent être diagnostiquées et prises en compte car elles constituent un important réservoir bactérien. En ce qui concerne le risque d'endocardite, celui-ci doit être évalué en fonction de la cardiopathie. Il est très élevé chez les patients présentant des cardiopathies valvulaires. Les conséquences peuvent être lourdes : 40% à 70% des patients de plus de soixante ans présentent une évolution fatale de l'endocardite bactérienne (Cantrell et Yoshikawa, 1980). L'anamnèse et les contacts avec les différents spécialistes (cardiologue, pneumologue...) sont donc essentiels.

Réf: Bonneau É. et Jourde M. /Foyers infectieux d'originebuccodentaire/Bull.Acad.NatleChir.Dent.,2003,46

Les pathologies respiratoires peuvent être augmentées par plusieurs facteurs de risques. Les infections buccales, incluant la parodontie, sont maintenant associées à l'augmentation du risque d'infection pulmonaire. Donc, l'amélioration de l'hygiène buccal diminuerait les risques de souffrir d'infection respiratoire chez les sujets déjà à risque.

Réf: Exellence in dentistry-Paris, maladies parodontales et maladies systémiques, http://www.eid-paris.com/parodontologie/parodontologie-7.htm

Gingivite.org, Installation de la gingivite,http://gingivite.org/installation/#sthash.JDg8j2w7.dpuf, 2011

http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1556_abces_poum.htm

Asthme

EXTRAIT 1 :

Les maladies des gencives et vos poumons. La prévention des maladies des gencives peut vous aider à mieux respirer… Traditionnellement, nous avons pensé que l'usage du tabac, le vieillissement et la présence d'autres états pathologiques qui affaiblissent le système immunitaire constituaient des facteurs de risque des maladies pulmonaires. Mais les scientifiques pensent maintenant que les maladies des gencives peuvent être aussi un important facteur de risque, qui augmente le risque d'infections respiratoires et qui peut aggraver des maladies respiratoires comme la pneumonie, la bronchite, l'emphysème et la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Les infections respiratoires bactériennes sont causées par l'aspiration ou l'inhalation, dans les poumons, de germes présents dans la bouche et la gorge. Lorsque ces germes atteignent les voies respiratoires inférieures, ils peuvent causer des infections ou empirer des conditions pulmonaires existantes. Des études récentes ont montré que des bactéries qui se trouvent dans la cavité buccale peuvent se propager aux poumons et causer des maladies telles que la pneumonie, particulièrement chez les personnes ayant des maladies des gencives.

Réf: Tiré de la brochure « de la tête aux pieds », Ordre des hygiénistes dentaires de l'Ontario

Réf: http://www.eid-paris.com/parodontologie/parodontologie-7.htm

EXTRAIT 2 :

Les maladies pulmonaires peuvent dans ces cas être une bronchite, une pneumonie, un emphysème et une maladie pulmonaire chronique obstructive.

Les parodontites peuvent être un autre facteur de risque de pathologie respiratoire, en présence d'un terrain fragilisé par surinfection d'une lésion pulmonaire existante. Nous savons aujourd'hui que les infections buccales, incluant les parodontites, sont associées à l'augmentation du risque d'infection pulmonaire.

 

Réf: EID | 10.01.2007 | Mise à jour le 10.01.2009 www.sc-hc.gc

EXTRAIT 3 :

La bactérie qui forme la plaque peut également se loger dans les poumons où elle peut engendrer une infection ou aggraver un trouble pulmonaire existant, surtout chez les adultes plus âgés. Cela peut se produire même si vous ne souffrez pas d'une affection gingivale grave, mais que vous avez beaucoup de plaque dentaire.

Réf: Santé Canada, Affections gingivales, http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/iyh-vsv/diseases-maladies/gum-gingivales-fra.php, juin 2007

Réf: Bureau du dentiste en chef/Affections gingivales/Les maladies gingivales compromettent la santé générale/Santé Canada/http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/iyh-vsv/diseases-maladies/gum-gingivales-fra.php

Les maladies de la cavité buccale et une mauvaise hygiène bucco-dentaire augmentent le risque de maladies des voies respiratoires. Les germes présents dans la bouche sont inhalés dans la gorge et les poumons. Lorsque le système immunitaire est affaibli (par exemple chez les personnes âgées et les enfants), ils peuvent y déclencher une pneumonie, une bronchite, voire un emphysème pulmonaire (une hyperinflation pathologique des poumons). Les bactéries de la gingivite et de la parodontite sont considérées comme particulièrement dangereuses. Inversement, les patients souffrant de maladies respiratoires chroniques ont souvent une moins bonne hygiène bucco-dentaire, plus de tartre et plus de dents malades que les personnes en bonne santé.

Les fumeurs ont un double risque d'infection des voies respiratoires: premièrement la fumée de cigarette réduit la fonction pulmonaire, deuxièmement le tabagisme accroît le risque de contracter une parodontite (inflammation des tissus de soutien de la dent). Lorsque des substances nocives comme des poussières ou des gaz parviennent dans les poumons, elles portent atteinte au système immunitaire et à la capacité des poumons à s'auto-nettoyer.

Réf: Santé buccale en Suisse, Maladies respiratoires, http://www.bouchesaine.ch/fr/sante-buccale/maladies-respiratoires.html

Une bonne hygiène bucco-dentaire protège

Une prophylaxie minutieuse des caries et de la parodontite diminue le risque de maladies respiratoires: éliminer tous les jours les dépôts bactériens sur les dents avec une brosse à dents et un dentifrice fluoré, veiller à une alimentation pauvre en sucre et en acide et, éventuellement, utiliser un bain de bouche antibactérien pour inhiber davantage la croissance de la plaque.

Réf: http://www.bouchesaine.ch/fr/sante-buccale/maladies-respiratoires.html

Les pathologies respiratoires peuvent être augmentées par plusieurs facteurs de risques. Les infections buccales, incluant la parodontie, sont maintenant associées à l'augmentation du risque d'infection pulmonaire. Donc, l'amélioration de l'hygiène buccal diminuerait les risques de souffrir d'infection respiratoire chez les sujets déjà à risque.

Réf: Exellence in dentistry-Paris, maladies parodontales et maladies systémiques, http://www.eid-paris.com/parodontologie/parodontologie-7.htm

Pneumonie

Lors de prélèvement de gens souffrant de pneumonie, les spécialistes se sont rendus compte que les mêmes souches microbiennes qui sont retrouvées dans la bouche. Les principales bactéries responsables de la pneumonie (Streptococcus pneumonia et Haemophilus influenzae) sont aussi présentes dans la plaque dentaire.

Les pathologies respiratoires peuvent être augmentées par plusieurs facteurs de risques. Les infections buccales, incluant la parodontie, sont maintenant associées à l'augmentation du risque d'infection pulmonaire. Donc, l'amélioration de l'hygiène buccal diminuerait les risques de souffrir d'infection respiratoire chez les sujets déjà à risque.

Réf: Exellence in dentistry-Paris, maladies parodontales et maladies systémiques, http://www.eid-paris.com/parodontologie/parodontologie-7.htm

Bronchite

Les maladies systémiques des poumons peuvent être occasionnées par l'inhalation des bactéries, provenant des toxines nuisibles, qui résident dans notre bouche.
ÉTUDES À VENIR

Réf: Donald S. Clem, DDS (President American Academy of Periodontology)/ Potential Link Between Periodontal Disease / https://www.dentalaegis.com/id/2011/10/Link-between-periodontal-disease-and-upper-respiratory-diseases/ Inside Dentistry October 2011, Volume 7

Réf: M Bansal,* M Khatri,* and V Taneja**3 / Potential role of periodontal infection in respiratory diseases-a review/ J Med Life. / http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3786481/2013 Sep 15; 6(3): 244–248

Les pathologies respiratoires peuvent être augmentées par plusieurs facteurs de risques. Les infections buccales, incluant la parodontie, sont maintenant associées à l'augmentation du risque d'infection pulmonaire. Donc, l'amélioration de l'hygiène buccal diminuerait les risques de souffrir d'infection respiratoire chez les sujets déjà à risque.

Réf: Exellence in dentistry-Paris, maladies parodontales et maladies systémiques, http://www.eid-paris.com/parodontologie/parodontologie-7.htm

Emphysème

Tout comme loa bronchite, les maladies systémiques des poumons peuvent être occasionnées par l'inhalation des bactéries, provenant des toxines nuisibles, qui restent dans notre bouche.

L'emphysème résulte habituellement de l'exposition à des toxines.

Les pathologies respiratoires peuvent être augmentées par plusieurs facteurs de risques. Les infections buccales, incluant la parodontie, sont maintenant associées à l'augmentation du risque d'infection pulmonaire. Donc, l'amélioration de l'hygiène buccal diminuerait les risques de souffrir d'infection respiratoire chez les sujets déjà à risque.

Réf: Exellence in dentistry-Paris, maladies parodontales et maladies systémiques, http://www.eid-paris.com/parodontologie/parodontologie-7.htm

ÉTUDES À VENIR

Embolie pulmonaire

Les maladies cardiovasculaires tuent un Occidental sur deux, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). On les associe de plus en plus à un phénomène inflammatoire interne général du corps. L'inflammation continue de vos gencives crée des protéines qui se nomment « protéines de réaction ». Avoir beaucoup de protéines C-réactives (de réaction) dans le sang signale l'inflammation aiguë à travers tout notre corps. Ces protéines, quand elles se multiplient, sont associées à un plus grand risque d'infarctus, d'embolie et de maladie artérielle périphérique.

Les maladies des gencives augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, d'affections pulmonaires ou de diabète.

«Une étude a montré récemment que les maladies parodontales, en favorisant les maladies cardiovasculaires, pourraient être à l'origine de 14 000 décès en France chaque année», indique le Pr Henri Tenenbaum, responsable du département de parodontologie de la faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg. La visite annuelle chez le dentiste permet donc de protéger ses dents mais pourrait également protéger le corps tout entier en diminuant le risque de maladies cardiovasculaires, d'affections pulmonaires ou encore de diabète.

En 1998, une équipe américaine dirigée par Marc Herzberg a démontré pour la première fois qu'une bactérie présente dans la plaque dentaire avait la capacité de migrer jusque dans les artères et d'y favoriser la formation de caillots. Depuis, de nombreuses études ont établi un lien entre diverses maladies systémiques et une mauvaise hygiène bucco-dentaire. Le risque d'infarctus est doublé chez les personnes atteintes de parodontites, qui ont un risque accru de 30 % pour l'ensemble des maladies cardiovasculaires.

Réf: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/01/19/17138-bouche-avant-poste-sante

«Les bactéries de la plaque dentaire peuvent jouer un rôle pour certaines affections pulmonaires, mais la composante inflammatoire est sans doute également au cœur de ces interactions», souligne le Dr Pierre Barthet, responsable du service d'odontologie complexe de la faculté de chirurgie dentaire de Toulouse, qui rappelle qu'un lien a également été identifié avec la polyarthrite rhumatoïde, caractérisée par une réaction inflammatoire excessive. La présence continuelle de bactéries dans la bouche réactive en permanence la réponse inflammatoire qui conduit à la libération de substances actives comme les cytokines, capables de modifier profondément le comportement de nombreuses cellules. Ces molécules peuvent être transportées par le sang dans l'ensemble de l'organisme et déclencher des réactions de type inflammatoire dans des organes distants, même lorsque aucune inflammation n'y est véritablement présente.»

Léna, Pauline, La bouche, avant poste de la santé? Le Figaro.fr, Léna, Pauline, sante.lefigaro.fr/actualite/2012/01/19/17138-bouche-avant-poste-sante, 06-05-2011

Les pathologies respiratoires peuvent être augmentées par plusieurs facteurs de risques. Les infections buccales, incluant la parodontie, sont maintenant associées à l'augmentation du risque d'infection pulmonaire. Donc, l'amélioration de l'hygiène buccal diminuerait les risques de souffrir d'infection respiratoire chez les sujets déjà à risque.

Réf: Exellence in dentistry-Paris, maladies parodontales et maladies systémiques, http://www.eid-paris.com/parodontologie/parodontologie-7.htm

Maladie respiratoire obstructive chronique

Les maladies systémiques des poumons peuvent être occasionnées par l'inhalation des bactéries, provenant des toxines nuisibles, qui restent dans notre bouche.

Elle endommage lentement les voies respiratoires des poumons, en les faisant enfler, en les bloquant et en leur faisant perdre de leur élasticité (capacité d'expansion).

Les pathologies respiratoires peuvent être augmentées par plusieurs facteurs de risques. Les infections buccales, incluant la parodontie, sont maintenant associées à l'augmentation du risque d'infection pulmonaire. Donc, l'amélioration de l'hygiène buccal diminuerait les risques de souffrir d'infection respiratoire chez les sujets déjà à risque.

Réf: Exellence in dentistry-Paris, maladies parodontales et maladies systémiques, http://www.eid-paris.com/parodontologie/parodontologie-7.htm

ÉTUDES À VENIR

Infarctus du myocarde

Les dents sont soutenues par le parodonte, constitué de la gencive et des ligaments qui attache la dent à l'os de la mâchoire. La parodontite ou maladie parodontale est une infection chronique du parodonte qui provoque, à terme, un déchaussement de la dent. La survenue d'une maladie parodontale est le plus souvent causée par une mauvaise hygiène bucco-dentaire qui provoque des saignements des gencives, une gingivite chronique puis une parodontite.

Parce qu'on soupçonne que l'infection chronique du parodonte favorise les problèmes de cœur et de vaisseaux, une étude récente a évalué la relation entre maladie du parodonte et risque de décès par infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral (AVC). L'étude a concerné 10 849 personnes de plus de trente ans ayant subi un examen de la bouche et des dents. Les auteurs ont classé les sujets en trois catégories : pas de maladie parodontale, maladie parodontale légère et maladie parodontale sévère.

De 1988 à 2006, les auteurs ont relevé 2894 décès parmi les participants, dont 1 225 décès d'origine cardiovasculaire. Après analyse des données, ils ont calculé que le risque de décès par infarctus ou AVC était plus élevé chez les hommes de 30 à 64 ans ayant une maladie parodontale sévère. En revanche, les résultats de cette étude ne permettent pas de conclure à une relation entre maladie parodontale et risque de décès chez les hommes de plus de 65 ans, ni chez les femmes quel que soit leur âge.

Cette étude montre l'impact néfaste qu'un mauvais état des dents et des gencives peut avoir sur la santé en général. Une occasion supplémentaire de rappeler l'importance d'une bonne hygiène bucco-dentaire, comprenant le brossage des dents avec un dentifrice fluoré après chaque repas, l'usage quotidien de fil dentaire et le suivi annuel par un dentiste.

 

Réf: Xu F et Lu B /Prospective association of periodontal disease with cardiovascular and all-cause mortality: NHANES III follow-up study./ Atherosclerosis/Pubmed/http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21831372/ 2011

Des chercheurs de l'Université de Grenade démontrent que l'extension et la sévérité de la parodontite chronique est en rapport avec l'extension de l'infarctus aigu du myocarde.

Leur travail, publié dans le Journal of Dental Research, a analysé 112 patients qui avaient souffert d'un infarctus aigu du myocarde, à qui on a réalisé une valorisation cardiologique, biochimique et de santé parodontite.

Des chercheurs de l'Université de Grenade ont démontré pour la première fois que la parodontite chronique, une maladie inflammatoire des gencives qui provoque la perte graduelle des dents, a un rapport avec une taille majeure de l'infarctus aigu, communément connue comme crise cardiaque.

Dans un travail pionnier intitulé Acute myocardial infarct size is related to periodontitis extent and severity et publié dans la prestigieuse revue Journal of Dental Research, les chercheurs ont démontré que l'extension et la sévérité de la parodontite chronique sont en rapport avec la taille de l'infarctus aigu du myocarde déterminé par des niveaux sériques de troponine I et myoglobine (marqueurs biologiques de nécrose myocardique).

Cette recherche fait partie des résultats de la thèse de doctorat de Rafael Martín Alfil Álvarez, dirigée par les professeurs de l'UGR Francisco Mesa Aguado (département de Stomatologie), José Antonio Ramírez Hernández (département de Médecine) et Andrés Catena Martínez (département de Psychologie Expérimentale). Ils y ont analysé 112 patients ayant souffert d'un infarctus aigu du myocarde, provenant de l'Unité de Gestion Clinique de Cardiologie de l'Hôpital Universitaire « Virgen de las Nieves » de Grenade. Tous ont fait l'objet d'une valorisation cardiologique, biochimique et de santé parodontale.

Tel que l'explique un des auteurs, le professeur Francisco Mesa Aguado, d'après les résultats de ce travail, que d'autres études devront confirmer, « la parodontite chronique se configure comme un facteur de risque de mortalité et joue un rôle important dans le pronostic de l'infarctus aigu du myocarde ».

Les chercheurs signalent qu'il sera nécessaire de faire un suivi des patients de parodontite ayant souffert d'un infarctus du myocarde afin de déterminer si leur évolution clinique empire (un nouveau problème coronaire, une crise cardiaque ou même la mort).

«Si c'est le cas, la parodontite chronique devrait être considérée comme prédictive dans le développement de l'infarctus du myocarde et être incluse dans les scores de stratification de risque », affirme Mesa Aguado.

Réf:
Acute Myocardial Infarct Size Is Related to Periodontitis Extent and Severity
R. Marfil-Álvarez, F. Mesa, A. Arrebola-Moreno, J.A. Ramírez-Hernández, A. Magán-Fernández, F. O'Valle, P. Galindo-Moreno and A. Catena
J DENT RES, 2014 Oct;93(10):993-8
DOI: 10.1177/0022034514548223.

La maladie parodontale représente un risque pour le cœur

Les maladies des gencives menacent la santé dentaire comme la santé générale, celle du cœur en particulier.

Il apparaît aujourd'hui que l'exposition prolongée aux bactéries et à leurs toxines, conséquence directe de la maladie parodontale chronique, est un facteur déterminant dans la survenue de problèmes cardiovasculaires. On en ignore encore le mécanisme exact mais les chercheurs supposent que celui-ci implique les anticorps dirigés contre les bactéries.

Une méta-analyse(1) de 11 études portant sur des patients atteints de maladie parodontale et de maladies cardiovasculaires a permis aux chercheurs de l'Howard University d'établir que l'exposition prolongée aux bactéries prédispose les personnes souffrant de déchaussement à développer des problèmes coronariens et cardiaques ou des plaques d'athérome. Une autre méta-analyse, parue en novembre 2007 dans l'American Heart Journal(2), parvient à la même conclusion: la maladie de gencive est un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires.

Des gestes aussi basiques que se brosser les dents et passer le fil dentaire ou une brossette inter-dentaire régulièrement peuvent donc sauver des vies. On n'oubliera pas non plus de faire vérifier régulièrement l'état de ses gencives par un dentiste, seul apte à dépister et traiter la maladie parodontale à un stade précoce. Prendre soin de ses gencives, c'est prendre soin de son cœur, un slogan qui motivera peut-être les plus récalcitrants à se réconcilier avec leur brosse à dents, sans oublier l'indispensable fil dentaire.

1 Mustapha IZ, Debrey S, Oladubu M, Ugarte R. Markers of Systemic Bacterial Exposure in Periodontal Disease and Cardiovascular Disease Risk: A Systematic Review and Meta-Analysis. J Periodontol. 2007 Dec;78(12):2289-2302.

2 Bahekar AA, Singh S, Saha S, Molnar J, Arora R. The prevalence and incidence of coronary heart disease is significantly increased in periodontitis: a meta-analysis. Am Heart J. 2007 Nov;154(5):830-7. Epub 2007 Aug 20.

Encore appelée maladie parodontale ou plus communément maladie des gencives, elle menace le capital dentaire puisqu'elle devient, après l'âge de quarante ans, la première cause de perte des dents.

La maladie de gencive est un danger pour la santé du cœur car c'est un facteur majeur de risque de développer un problème cardiaque. D'après un article du Journal of Periodontology1, publication officielle de l'American Academy of Periodontology (AAP), il existe un lien entre réactions biologiques aux bactéries responsables du déchaussement et maladies cardiovasculaires. Les patients atteints de déchaussement, dont les marqueurs biologiques montrent des réactions antigéniques ou anti-corps aux bactéries ayant diffusé dans le sang depuis la bouche, sont davantage exposés aux problèmes cardiovasculaires.

(1) Mustapha IZ, Debrey S, Oladubu M, Ugarte R. Markers of Systemic Bacterial Exposure in Periodontal Disease and Cardiovascular Disease Risk: A Systematic Review and Meta-Analysis. J Periodontol. 2007 Dec;78(12):2289-2302.

Endocardite

L'endocardite est une inflammation de la paroi des valves cardiaques qui est le plus souvent provoquée par une infection. La plupart des personnes qui développent cette affection ont déjà des lésions cardiaques et sont âgées de plus de 50 ans, mais elle peut survenir à tout âge, même chez l'enfant. Bien qu'elle soit peu courante, cette maladie peut s'avérer très grave. Les hommes y sont deux fois plus vulnérables que les femmes.

Il existe deux types d'endocardites : infectieuse et non infectieuse. Avec un traitement rapide, la majorité des personnes atteintes d'endocardite infectieuse survivent à cette maladie. L'endocardite non infectieuse est plus difficile à traiter.

Certaines personnes sont plus susceptibles que d'autres de développer une endocardite. Les affections suivantes augmentent le risque :

• un antécédent médical de fièvre rhumatismale ou de rhumatisme cardiaque;
• des antécédents d'endocardite;
• une atteinte des valvules cardiaques;
• une cardiopathie congénitale (présente à la naissance);
• des prothèses valvulaires (artificielles);
• un antécédent de consommation de drogues par intraveineuse;
• un prolapsus valvulaire mitral (PVM);
• le diabète.

L'endocardite se développe dans l'endocarde, le tissu interne du cœur. Elle apparaît lorsque ce tissu a été endommagé, blessé ou infecté. Un peu comme une coupure sur la peau provoque la formation d'une croûte, une blessure à l'endocarde peut provoquer la formation d'un caillot de sang et de tissu (thrombus).

En cas d'endocardite infectieuse aiguë, les caillots sont provoqués par une infection bactérienne ou fongique, qui enflamme et endommage les cellules du cœur. L'infection atteint le cœur par le sang qui transporte une certaine quantité de bactéries, une affection appelée bactériémie. Une fois que l'agent infectieux transporté par le sang atteint le cœur, il a tendance à se concentrer autour des valvules cardiaques par lesquelles le sang doit passer pour pénétrer dans le cœur et le quitter. En dépit du nom qu'elle porte, l'endocardite infectieuse n'est pas contagieuse.

réf:
-KJ Mattila, et al., Association between dental health and acute myocardial infarction, BMJ, 1989;298(6676):779-781
- J Danesh, et al., Association of fibrinogen, C-reactive protein, albumin, or leukocyte count with coronary heart disease: meta-analyses of prospective studies, J Am Med Assoc, 1998;279:1477-1482
- S Grossi, Oral Inflammation and Cardiovascular Diseases, Colgate White Papers, 2005F Scannapieco, Periodontal Inflammation: From Gingivitis to Systemic Disease?, Compendium, July 2004;25;7(Suppl 1);16-24

AVC

Les maladies affectant le cerveau peuvent aussi être causées par l'inflammation grave des gencives qui créée, par la suite, un désordre dans les autres systèmes par la circulation de toxines dans le sang. Dont de l'inflammation au cerveau donc une dégénérescence de ses cellules.

C'est une défaillance de la circulation du sang qui affecte une région plus ou moins importante du cerveau. L'AVC survient à la suite de l'obstruction ou de la rupture d'un vaisseau sanguin et provoque la mort des cellules nerveuses.

Le mini-AVC est associé à l'obstruction d'un vaisseau sanguin. Si le blocage ou le déficit cognitif dure moins de 24 heures, il est appelé AIT ou mini-AVC.

STATISTIQUES : 40000 morts chaque année sont dues à un AVC, ce qui en fait la troisième cause de mortalité et la 2ème ou 2ème cause de mortalité, soit 130 000 nouveaux cas chaque année dont 30% à 50 % récidivent à 5 ans.

ÉTUDE: Loesche et al. (1998) montrent que l'association de l'état dentaire et le risque d' AVC demeure faible avec un risque relatif de 1,02 à 1,04. Par contre, les patients n'ayant pas de détartrages réguliers ou ayant une mauvaise hygiène bucco-dentaire auraient plus de chance de développer un AVC. Ces résultats montrent qu'il serait bon de poursuivre ces travaux pour confirmer l'hypothèse avancée par Loesche.

AVIS : selon Dre Deborah Matthews (chef de la division de parodontie à l'Université de Dhalousie), il semblerait y avoir un rapport, mais pas nécessairement dans les 2 sens, entre la présence d'une maladie parodontale non traitée et le risque d'avoir une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (AVC), et il en est de même pour les maladies respiratoires, les naissances prématurées et l'insuffisance de poids à la naissance.

ÉTUDE : une étude de Mendez et al. (1999) a également établi, à partir des données du US Department Affair, une relation entre la parodontie et les pathologies vasculaires périphériques (PVP), ces dernières ayant la même physiopathologie que la pathologie et les pathologies coronariennes.

Ils concluaient que les parodontites augmentent de 2,27 fois le risque de développer une PVP, donc de manière plus importante que les antécédents familiaux ou les pathologies cardiovasculaires.

Réf: Morrison HI1, Ellison LF, Taylor GW. Periodontal disease and risk of fatal coronary heart and cerebrovascular diseases. J Cardiovasc Risk. 1999 Feb;6(1):7-11.
-Loesche W.L., Schork A., Terpenning M.S., Chen Y.-M., Kerr C. and Dominguez B.L. The Relationship Between Dental Disease
and Cerebral Vascular Accident in Elderly United States Veterans. Ann Periodontol 1998;3:161-174.

Alzheimer

Il y a un lien étroit entre les maladies gingivales et le cerveau. L'inflammation des gencives de façon continue amène une inflammation systémique(inflammation de tout l'intérieur du corps). En effet, s'il y a inflammation des gencives à long terme, il y a alors inflammation du cerveau ce qui entraine une dégénérescence de ses cellules. La maladie d'Alzheimer est le résultat d'une perte progressive de neurones du cerveau irréversible et une diminution des fonctions mentales (notamment de la mémoire.) La parodontite (maladie des gencives) si elle est traitée, devient un facteur de risque modifiable de l'Alzheimer.

La maladie d'Alzheimer est la cause la plus fréquente et la forme par excellence de la démence. Elle se caractérise cliniquement par une descente progressive de la fonction cognitive qui commence avec une détérioration de la mémoire. L'étiologie exacte et le mécanisme physiopathologique de la maladie d'Alzheimer n'est pas encore pleinement compris. Toutefois, il est émis l'hypothèse que la neuro-inflammation joue un rôle critique dans la pathogenèse de la maladie d'Alzheimer. La maladie d'Alzheimer est marquée par des caractéristiques inflammatoires saillantes, caractérisées par l'activation de la microglie et de l'escalade dans les niveaux de cytokines pro-inflammatoires dans les régions touchées. Des études ont suggéré un rôle probable de l'infection systémique conduisant à l'état inflammatoire du système nerveux central. La parodontite est une infection orale commune affiliée à Gram négatif, les bactéries anaérobies, capable d'orchestrer infections localisées et systémiques dans le sujet. La parodontite est connue pour provoquer une "inflammation systémique de bas grade" par la libération de cytokines pro-inflammatoires dans la circulation systémique. Cet avis éclaire le rôle possible de la parodontite dans l'exacerbation de la maladie d'Alzheimer. La parodontite peut porter le potentiel d'affecter le déclenchement et la progression de la maladie d'Alzheimer. Actions de parodontite les deux caractéristiques importantes de la maladie d'Alzheimer. La parodontite peut être traitée et, par conséquent, elle est un facteur de risque modifiable de la maladie d'Alzheimer.

Anthony M. Iacopino, DMD, PhD/ Lien entre les maladies parodontales et la démence : réalité ou fiction?/ www.cda-adc.ca/jadc• Juillet/Août 2009, Vol. 75, No 6 •

Karen Rhodenizer/ Researchers find potential link between gum disease and Alzheimer's/ UNIVERSITY of FLORIDA / http://news.ufl.edu/archive/2013/10/researchers-find-potential-link-between-gum-disease-and-alzheimers.html/ October 3 2013

Anévrisme

Des gencives saines pour éviter une rupture d'anévrisme

Avoir des gencives qui saignent est non seulement douloureux mais aussi très mauvais pour les artères.

Il faut aller régulièrement chez le dentiste et ne jamais laisser une inflammation des gencives évoluer. C'est la conclusion pratique des travaux de chercheurs de l'Inserm (U698) en collaboration avec des chirurgiens vasculaires (hôpitaux Bichat et Georges-Pompidou) et des équipes de parodontologie (hôpital Rothschild à Paris et à Rennes). Ils montrent en effet un lien fort entre les parodontites - inflammations du tissu de soutien des dents - et le développement d'anévrismes de l'aorte abdominale. Leurs résultats viennent d'être publiés dans la revue PloS One.

De très nombreuses bactéries sont naturellement présentes dans notre bouche sans provoquer de dommages. Les problèmes surviennent quand elles passent dans la circulation sanguine, à l'occasion d'une inflammation des gencives (une gingivite, qui peut évoluer en parodontite). "Une de ces bactéries prédomine, c'est Porphyromonas gingivalis", explique Olivier Meilhac, qui a coordonné ces travaux. "Les parodontites provoquent alors une inflammation générale ; et comme l'inflammation est un facteur de risque de pathologies cardiovasculaires, entre autres, nous avons recherché la présence de ces bactéries dans la paroi des vaisseaux et, notamment, dans des échantillons d'aortes provenant de patients ayant présenté un anévrisme".

"Stopper la progression des anévrismes de l'aorte abdominale".

Le mode de formation de l'anévrisme de l'aorte abdominale est bien connu : tout commence par la formation d'un caillot de sang qui, pour ne pas être chassé par la circulation sanguine, s'accroche à la paroi du vaisseau au niveau de lésions dues à l'athérosclérose et y creuse une sorte de niche. "Normalement, quand un caillot se forme sur une blessure, il est progressivement digéré au cours de la cicatrisation", explique le chercheur. "Mais en présence de P. gingivalis, ce n'est pas le cas. Il y a en permanence des cellules immunitaires appelées neutrophiles, chargées de défendre l'organisme, dont l'activation entraîne la libération d'élastase, une enzyme qui va dégrader peu à peu la paroi de l'aorte." Ce qui peut aboutir à la redoutable rupture d'anévrisme, responsable du décès de 1% à 2 % des hommes âgés de plus de 65 ans.

Depuis quelques années, des travaux ont démontré que la prise d'un antibiotique, la doxycycline, réduisait la croissance des anévrismes de l'aorte abdominale. Mais cet effet était attribué au fait que ce médicament, doté de différentes propriétés, empêchait le recrutement de cellules immunitaires. L'équipe d'Olivier Meilhac a travaillé sur la composante infectieuse de l'anévrisme. Chez le rat, elle a démontré que la taille de ce dernier était plus importante après injection de P. gingivalis et, surtout, que l'absence de cicatrisation était similaire à celle observée chez l'homme. Preuve que le recrutement de ces cellules neutrophiles pourrait être dû à des infections bactériennes à bas bruit, mais récurrentes, d'origine buccale.

"On devrait donc pouvoir ralentir et même stopper la progression des anévrismes de l'aorte abdominale en traitant la maladie parodontale localement ainsi qu'en utilisant des antibiotiques adaptés", conclut Olivier Meilhac. Les principaux bénéficiaires devraient être les hommes, fumeurs, âgés de plus de 60 ans, qui souffrent de gingivite et, a fortiori, de parodontite.

Réf: Anne-Jeanblanc, Des gencives saines pour éviter une rupture d'anévrisme, le Point.fr, 06-05-2011

Anévrisme de l'aorte

Un anévrisme est une dilatation localisée de la paroi d'une artère aboutissant à la formation d'une poche de taille variable. La forme habituelle de l'anévrisme est celle d'un sac dont le diamètre peut atteindre plusieurs centimètres. La rupture d'anévrisme représente environ 10 % des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Lorsqu'elle survient subitement, la mort est souvent inévitable.

Parodontites et anévrisme de l'aorte

L'équipe dirigée par le Dr Jean-Baptiste Michel (Inserm/hôpital Bichat/Université Paris Diderot) a collaboré avec des chirurgiens vasculaires d'hôpitaux parisiens, ainsi qu'avec des spécialistes de parodontologie, parodontistes ou parodontistes (Rennes et Paris), pour parvenir à établir de manière formelle un lien entre parodontites et développement des anévrismes de l'aorte abdominale (AAA). Les anévrismes de l'aorte abdominale touchent jusqu'à 9% de la population adulte et sont responsables de 1% à 2% de la mortalité masculine chez les plus de 65 ans.

Bactéries et anévrismes de l'aorte

Les bactéries, telle que Porphyromonas gingivalis, ont été retrouvées dans la paroi des vaisseaux, en particulier d'aortes provenant de patients ayant présenté un anévrisme. La formation d'un anévrisme de l'aorte abdominale débute par la formation d'un caillot de sang qui s'accroche à la paroi du vaisseau au niveau de lésions dues à l'athérosclérose et y creuse une sorte de niche, ce qui lui permet de ne pas être chassé par la circulation sanguine. Normalement, le corps à la capacité de digérer le caillot formé, par exemple à la suite d'une blessure. Cependant, ce n'est pas le cas en présence de Porphyromonas gingivalis.

De plus, des expériences démontrent qu'en injectant la bactérie Porphyromonas gingivalis à des rats, on produit un anévrisme de plus grande taille et qui ne cicatrise pas. L'absence de cicatrisation s'explique par l'action des bactéries qui entretiennent l'inflammation par les toxines qu'elles secrètent.

Prévention et traitement des anévrismes de l'aorte par la parodontie

Traiter le problème parodontal ou l'infection chronique des gencives permettrait donc de ralentir, voire de stopper, l'évolution des anévrismes de l'aorte abdominale. Un essai de traitement des gencives sur des patients porteurs d'anévrismes aortiques est prévu sur la base des résultats de ces travaux prometteurs. Ceux-ci confirment, une fois de plus, le potentiel de gravité de la maladie parodontale ou déchaussement qui doit être dépistée et traitée, que l'on soit en bonne ou en mauvaise santé générale.

Les patients les plus à risque sont les hommes, fumeurs, âgés de plus de 60 ans, qui souffrent de gingivite et donc de parodontite(maladies de gencives).

Réf: Anne-Jeanblanc, Des-gencives-saines-pour-éviter-une-rupture-d-anévrisme, le Point.fr, 06-05-2011

Réf: Des germes buccaux accusés dans l'anévrisme de l'aorte abdominale, Le Quotidien du Médecin, 10/05/2011

Embolie cérébrale

Les maladies cardiovasculaires tuent un Occidental sur deux, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). On les associe de plus en plus à un phénomène inflammatoire interne général du corps. L'inflammation continue de vos gencives crée des protéines qui se nomment « protéines de réaction ». Avoir beaucoup de protéines C-réactives (de réaction) dans le sang signale l'inflammation aiguë à travers tout le corps. Ces protéines, quand elles se multiplient, sont associées à un plus grand risque d'infarctus, d'embolie et de maladie artérielle périphérique.

Les maladies des gencives augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, d'affections pulmonaires ou de diabète.

«Une étude a montré récemment que les maladies parodontales, en favorisant les maladies cardiovasculaires, pourraient être à l'origine de 14 000 décès en France chaque année», indique le Pr Henri Tenenbaum, responsable du département de parodontologie de la faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg. La visite annuelle chez le dentiste permet donc de protéger ses dents mais pourrait également protéger le corps tout entier en diminuant le risque de maladies cardiovasculaires, d'affections pulmonaires ou encore de diabète.

En 1998, une équipe américaine dirigée par Marc Herzberg a démontré pour la première fois qu'une bactérie présente dans la plaque dentaire avait la capacité de migrer jusque dans les artères et d'y favoriser la formation de caillots. Depuis, de nombreuses études ont établi un lien entre diverses maladies systémiques et une mauvaise hygiène bucco-dentaire. Le risque d'infarctus est doublé chez les personnes atteintes de parodontites, qui ont un risque accru de 30 % pour l'ensemble des maladies cardiovasculaires.

Réf: Léna, Pauline, La bouche, avant poste de la santé? Le Figaro.fr, Léna, Pauline, sante.lefigaro.fr/actualite/2012/01/19/17138-bouche-avant-poste-sante, 06-05-2011

Hypertension

Des études récentes ont démontré une association entre la parodontie et d'autres maladies. Une parodontie non-traitée cause un état d'inflammation chronique. L'inflammation est une réponse normale du corps à une infection. Lorsque l'inflammation persiste, les différents tissus du corps sont endommagés. Cela peut mener au durcissement des artères. Les patients atteints de parodontie ont approximativement 2 fois plus de risque de développer une maladie cardiovasculaire athérosclérotique.

Des études ont également démontré le lien entre maladies parodontales et hypertension artérielle. Une récente étude réalisée sur plus de 11 000 sujets a d'ailleurs permis de mettre à jour qu'une mauvaise hygiène orale était associée à un risque augmenté de survenue d'une maladie cardiovasculaire.

L'augmentation de la viscosité sanguine est souvent à l'origine de pathologies cardiaques car cette anomalie est fréquemment la source de formation d'un thrombus. Le fibrinogène, un précurseur de la fibrine, est probablement le facteur le plus important dans l'initiation de cette hyper coagulation car l'élévation de son niveau plasmatique entraîne l'augmentation de la viscosité sanguine. Or les patients atteints de parodontite se distinguent par une élévation significative du niveau de fibrinogène circulante.

De Nardin E., The role of inflannatory and immunological mediators in periodontis and cardiovascular disease. Ann Periodontol. 6 :30-40. 2001

Deux hypothèses biologiques majeures sont actuellement avancées :

- les maladies parodontales pourraient provoquer une « inflammation » se traduisant par la libération de cytokines (interleukines en particulier), de protéine C-réactive, de dérivés réactifs de l'oxygène favorisant le développement de l'athérosclérose ;
- les bactéries parodontales, en se greffant localement à une lésion vasculaire, participent à l'athérogenèse.

Le traitement parodontal, en particulier chez le sujet âgé, où des plaques d'athérome cliniquement silencieuses sont présentes, pourrait constituer un nouvel axe participant à la prévention ciblée des accidents cardiovasculaires.

À la lumière de ces connaissances, il y a lieu de s'interroger aujourd'hui sur la mise en place d'actions préventives favorisant l'éducation pour une meilleure hygiène bucco-dentaire et la prise en charge optimale des traitements du parodonte.

Diabète

Le lien entre les maladies de gencives et le diabète n'est plus à prouver. En effet, de nombreuses études démontrent que les gens ayant le diabète ont 3X plus de risque de développer une maladie parodontale (maladie des gencives).

De plus, moins la santé de leur gencive est bonne, moins le contrôle de leur glycémie (sucre dans le sang) est facile.

Les diabétiques ayant une maladie parodontale développent une perte osseuse beaucoup plus rapidement et ils répondent moins bien au traitement de la maladie. De plus, la parodontite sévère augmente le taux de sucre dans le sang et accroît les complications.

En résumé, il y a un lien mutuel entre les maladies de gencives et le diabète.

Il est donc essentiel que le diabétique ait une bonne santé des gencives, en plus d'une bonne glycémie (taux de sucre dans le sang), car en plus de diminuer ses risques de développer une maladie, son contrôle par les spécialistes dentaires est plus facile.

Réf: : Grossi S.G., Genco R.J. Periodontal disease and diabetes mellitus a two-way relationship. Ann Periodontol 1998; 3: 51-61.

Le diabète et la maladie parodontale sont donc deux pathologies qui influent l'une sur l'autre.

La conséquence de la présence en trop grande concentration du glucose dans le sang est la formation de substance glycosylée : les AGE (Advances Glycation End-products). Ces AGE sont responsables de modifications vasculaires (augmentation de la dureté des parois et diminution de leur perméabilité), leur accumulation peut affecter la migration et la phagocytose des cellules phagocytaires mononucléées et plurinuclées. C'est pourquoi le diabète constitue un facteur de risque pour la maladie parodontale.

Réf: Grossi SG. GencoRJ. Periodontal disease and diabetes mellitus : a two-way relation ship. Ann Periodontol 1998;3(1) :51-61.

L'influence du diabète sur l'état parodontal a été soulevée depuis fort longtemps et elle serait due à une altération du système de défense et aux micro-angiopathies rencontrées chez le diabétique.

Réf: Soskolne WA. Epidemiological and clinical aspects of periodontal diseases in diabetics. Ann Periodontol 1998;3(1) :3-12.

Nishimura S, Takahashi K, Kurihara M, Takashiba S, Murayama Y. Periodontal disease as a complication of diabetes mellitus. Ann Periodontol 1998;3(1) :20.

Le diabète n'est pas un facteur déclenchant de parodontites mais en représente plutôt un facteur de risque. Loe (1993) suggère que la maladie parodontale soit la sixième complication du diabète sucré. D'autre part, et en se basant sur le fait que toute infection aboutit à une résistance à l'insuline, plusieurs auteurs se sont intéressés à l'influence du traitement parodontal sur le contrôle métabolique du diabète. Ce sujet a suscité beaucoup de controverses. Miller et coll. (1992), dans une étude pilote sur 9 patients atteints de diabète de type 2 (non-insulino-dépendant), rapporte qu'une amélioration de la santé parodontale pourrait être accompagnée d'un meilleur contrôle métabolique du diabète.

Dans une étude longitudinale chez des patients atteints de diabète de type 2 (insulino-dépendant) et répartis en 2 groupes (un groupe bien contrôlé et un groupe mal contrôlé), Seppälä et coll ont révélé une réduction du taux d'hémoglobine glycosylée dans les 2 groupes, un an après la thérapie parodontale.

Réf: Loe H. Periodontal disease. The sixth complication of diabetes mellitus. Diabetes Care. 1993;6 :329-334.

Miller LS, Manwell MA, Newbold D, Reding ME, Rasheed A, lodgett J, Korrnman KS. The relationship between reduction in periodontal inflammation and diabetes control. A report of 9 cases. J. Periodontol. 1992;63 :843-848.

Septicémie

Une septicémie est un empoisonnement du sang par prolifération incontrôlée d'un microbe. La septicémie n'est pas contagieuse par contre le microbe qui l'a provoquée, lui peut l'être. La septicémie n'est que la conséquence redoutable d'une infection primaire.

Dans l'immense majorité des cas, la gingivite résulte d'une hygiène bucco-dentaire insuffisante ou mal conduite : nous ne parlerons que de ce type de gingivite car il existe, dans de très rares cas, des gingivites ayant une autre origine ou qui peuvent être l'un des premiers signes d'une maladie éventuellement grave. Insuffisamment détruite, la plaque dentaire est colonisée par des bactéries.

À un stade précoce, cela ne se manifeste que par une inflammation isolée de la gencive (gencive rouge).

Dans un deuxième temps surviendra un saignement essentiellement au contact de la brosse à dents : la gencive saigne au brossage.

Enfin, l'aboutissement normal et plus tardif de la présence trop importante de bactéries est l'infection.

Ce processus qui évolue grossièrement en trois temps - inflammation, hémorragie, infection - ne se limite malheureusement pas à la gencive. Il atteint et détruit ensuite les ligaments et l'os alvéolaire. Insuffisamment fixée à l'os qui a partiellement disparu, la dent bouge et, à l'extrême, peut chuter à l'occasion d'un traumatisme minime. Heureusement, les capacités de défense de l'organisme en général et du parodonte en particulier freinent l'évolution et la gencive peut se fixer au stade de l'inflammation ou de l'hémorragie pendant plusieurs années.

Si vous présentez une gingivite, avec des gencives rouges et/ou hémorragiques ou si la gencive reste de mauvaise qualité malgré une excellente hygiène, ou si les dents sont mobiles, la seule solution raisonnable est de faire rapidement un bilan précis des dégâts de votre parodonte : il est indispensable de consulter votre chirurgien-dentiste ou un chirurgien- dentiste spécialisé en parodontologie, un traitement plus lourd étant peut être nécessaire pour mettre de votre côté toutes les chances de conserver vos dents pendant de très nombreuses années.

Rappel : une gingivite d'apparition assez récente et évoluant rapidement vers une aggravation notable doit faire suspecter une pathologie générale qui, dans tous les cas, impose formellement et dans les meilleurs délais une consultation auprès du médecin généraliste.

Réf: http://www.gingivite.org/conclusion.htm
http://www.gingivite.org/installation.shtml

Pathogénie (mécanisme de l'infection)

Pour que Pseudomonas aeruginosa devienne pathogène (à l'origine d'une maladie), l'organisme doit présenter une rupture de la barrière de protection, autrement dit une plaie au niveau de la peau ou des muqueuses (couche de cellules de protection et de recouvrement des organes creux en contact avec l'air, comme la bouche entre autres).

Ce germe est fréquemment responsable de septicémies mortelles surtout chez le patient immunodéprimé.

Réf: http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/pseudomonas-aeruginosaermes dans le sang, où ils se multiplient. Ils seront retrouvés dans les hémocultures. Les septicémies sont pour un tiers d'origine dentaire. Elles sont une forme aiguë liée à la bactériémie.

Athérosclérose

C'est une des premières causes de mortalité des sociétés occidentales.

Certains chercheurs ont démontré qu'une mauvaise santé des gencives augmente la quantité de protéines C-réactives. D'autres ont vu que les infections parodontales (gencives) contribuent chez les individus à risque à causer de l'athérosclérose et des embolies. La raison: l'irritation des artères par la présence des bactéries parodontales (des gencives) dans le sang. Un chercheur ayant analysé des plaques d'athérosclérotiques a trouvé de ces bactéries dans presque les trois quarts des spécimens et presque un spécimen positif sur deux contenait des bactéries pathogènes parodontales (des gencives).

L'athérosclérose est provoquée par la formation de plaques d'athéromes à l'intérieur des artères de moyen ou de gros calibre. Ces plaques constituent des lésions surélevées, en dôme, faisant saillie dans la lumière vasculaire. Elles consistent en un centre nécrotique de lipides extracellulaires (cholestérol et autres lipides) recouvert d'une couche fibromusculaire. Ces plaques sont richement irriguées par des néovaisseaux qui peuvent se rompre. Parmi les complications de ces plaques on retrouve :

L'athérogenèse qui correspond à l'augmentation du volume des plaques induisant un rétrécissement du calibre de la lumière artérielle et pouvant compromettre le débit sanguin.

La thrombose : c'est la rupture de la couverture fibreuse avec la formation rapide d'agrégat plaquettaire puis d'un caillot.

Ces maladies cardio-vasculaires sont attribuées à plusieurs facteurs de risque dont les infections microbiennes.

Réf: Herzberg et al.,83 et 96, Université de Rennes, http://ancien.odonto.univ-rennes1.fr/old_site/qip97.htm

Chez un patient présentant une atteinte généralisée du parodonte, la perte de l'intégrité tissulaire au niveau de l'épithélium de poche conduit à la formation d'une  « plaie parodontale » permettant le passage des bactéries dans la circulation générale. Or Streptococcus sanguis induit in vitro une agrégation plaquettaire et provoque quand il est perfusé à des lapins des modifications de l'ECG, de la pression artérielle, de la contractibilité et du rythme cardiaque, comparables à celles survenant lors de l'infarctus du myocarde. Ces données semblent indiquer que Ss a un rôle dans la thrombogenèse. Par ailleurs, plusieurs équipes ont mis en évidence la capacité de Porphyromonas gingivalis d'envahir des cellules endothéliales et musculaires lisses.

Réf: Scannapieco FA, Genco RJ, Association of periodontal infections with atherosclerotic and pulmonary diseases. J Periodontol Res. 1999 Oct;34(7) :340-5.

Thrombose

Des études récentes ont indiqué que la parodontite peut être liée au développement de maladies cardiovasculaires. Les protéines inflammatoires et les bactéries dans les tissus parodontaux pénètrent dans le sang et affectent le système cardiovasculaire. Une étude a porté sur la présence des bactéries considérées comme responsables de la parodontite et de la thrombose régulièrement observées dans les maladies cardiovasculaires. Après avoir analysé les échantillons de plus de 650 patients, les chercheurs ont conclu qu'une thrombose accrue était associée à la présence des mêmes bactéries que celles trouvées dans la plaque dentaire et incriminées pour leur rôle dans la parodontite.

Réf: Desvarieux. M et Al. , Periodontal microbiota and carotid intima-media thickness: the Oral Infections and Vascular Disease Epidemiology Study (INVEST). http://www.ncbi.nlPeriodontal m.nih.gov/pubmed/15699278, 2005

De nombreuses données épidémiologiques, cliniques et physiopathologiques montrent une association entre maladies parodontales et cardiovasculaires. Alors qu'une augmentation d'une « inflammation » générale (cytokines favorisant le recrutement et l'activation des leucocytes) expliquerait, au moins en partie, cette association, de plus en plus de travaux montrent que les bactéries parodontales pourraient directement favoriser le développement de plaques d'athérothrombose. Chez l'homme, l'ADN de ces bactéries est retrouvé dans les prélèvements vasculaires carotidiens, coronariens ou aortiques. De plus, des anticorps dirigés contre les deux parodontopathogènes prinicipaux (P.  gingivalis et A.  actinomycetemcomitans) sont prédictifs d'évènements cardiovasculaires, incluant accidents vasculaires cérébraux et infarctus du myocarde. Chez l'animal, l'injection de ces bactéries favorise la progression de l'athérome et le recrutement chronique de neutrophiles dans des modèles d'anévrismes de l'aorte abdominale, permettant l'installation d'un thrombus mural biologiquement actif, pouvant être à l'origine de la fragilisation de la paroi aortique. Les bactéries parodontales et en particulier P. gingivalis pourraient, grâce à leur affinité naturelle pour les composants du thrombus, se fixer sur des plaques préexistantes et déclencher les complications cliniques associées à une activité protéolytique exacerbée due à la réaction de l'hôte. Quelques études interventionnelles montrent que le traitement parodontal a un effet positif sur la fonction endothéliale, l'épaisseur intima-média et une tendance à diminuer le taux de survenue d'accidents cardiovasculaires. Ce dernier point doit être confirmé afin de modifier les pratiques cliniques en traitant les parodontites des populations à risque cardiovasculaire.

Réf: Impact des maladies parodontales sur l'athérothrombose Volume 24, numéro 2, Février 2012.

Réf: Olivier Meilhac,Impact des maladies parodontales sur l'athérothrombose Volume 24, numéro 2, Février 2012

Maladies artérielles périphériques

Les maladies cardiovasculaires tuent un Occidental sur deux, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). On les associe de plus en plus à un phénomène inflammatoire. Avoir beaucoup de protéines C-réactives dans le sang signale l'inflammation aiguë. Ces protéines, quand elles prolifèrent, sont associées à un plus grand risque d'infarctus, d'embolie et de maladies artérielles périphériques. C'est du moins ce que l'on croit aujourd'hui.

Or, des chercheurs avancent qu'un état lamentable des tissus parodontaux augmente la quantité de protéines C-réactives. D'autres pensent que les infections parodontales contribuent chez les individus à risque à occasionner de l'athérosclérose et des embolies. La raison: l'irritation des artères par la présence des bactéries parodontales dans le sang. Un chercheur ayant analysé des plaques athérosclérotiques a trouvé de ces bactéries dans presque les trois quarts des spécimens et presque un spécimen positif sur deux contenaient des pathogènes parodontaux.

De là à conclure qu'il y a un risque entre maladies cardiaques et mauvaise santé de la bouche; la marche est encore un peu haute. Il n'en reste pas moins que l'Ordre des dentistes recommande aux patients qui cumulent un ou quelques facteurs de risque de maladie cardiovasculaire d'en avertir le dentiste et de passer un examen annuel de dépistage de maladie parodontale.

Réf: Sabourin, Guy, Santé buccale et santé générale, Le bel âge, https://www.lebelage.ca/sante-et-mieux-etre/traitement-et-prevention/sante-buccale-et-sante-generale, 23/09/2014

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Ostéoporose

L'ostéoporose touche une Canadienne sur quatre et un Canadien sur huit de plus de 50 ans. Elle est souvent appelée « le voleur silencieux » parce que la perte osseuse se produit sans symptômes. Toutefois, des signes de cette maladie qui touche deux millions de Canadiens, peuvent être détectés par le dépistage et les radiographies buccodentaires.

Réf: www.OHDQ.com, La santé buccodentaire: un investissement pour une vie de qualité!(Dépliant)

L'ostéoporose fragilise les os, y compris ceux de la mâchoire (ceux qui tiennent vos dents). L'âge et l'utilisation de certains médicaments, dont les corticostéroïdes, peuvent aggraver à la fois la maladie de gencive et l'ostéoporose. Si la perte osseuse de l'ostéoporose menace de faire tomber vos dents, la plupart des études ajoutent qu'une infection bactérienne en plus dans votre bouche, puisse accélérer le processus.

La diminution des œstrogènes durant la ménopause accentue la perte osseuse en général, y compris celle de votre mâchoire. Beaucoup d'études font le lien entre une meilleure santé de l'os de support des dents lorsqu'il y a une hormonothérapie. L'Ordre des dentistes aussi conclut qu'il y a un lien évident entre l'ostéoporose et les maladies parodontales (maladie des gencives).

Il est donc encore plus important lorsqu'on est à l'âge de la ménopause de faire vérifier vos gencives. Nous pourrions vous voir afin de faire un bilan complet de vos gencives pour vous rassurer. Ensuite nous établirons une fréquence de visite adaptée à votre condition s'assurant ainsi que cela ne se produise pas pour vous.

Il y a une corrélation importante entre l'ostéoporose et la parodontite, maladie multifactorielle qui porte à la destruction des structures de soutien et de stabilité des dents (comme par exemple, l'os alvéolaire, qui porte dans les cas les plus graves à la perte des dents). L'anneau de conjonction entre ces deux pathologies est la vitamine D, une hormone qui joue un rôle fondamental précisément dans le développement et dans le maintien du tissu osseux, outre que pour les fonctions du système immunitaire et de l'appareil cardiovasculaire. Sa carence constitue, en effet, un facteur de risque pour le développement de l'ostéoporose, avec des répercussions importantes également sur les os des maxillaires qui, en se déminéralisant, favorisent justement l'apparition et la progression de la parodontite.

De nombreuses études montrent que les os des maxillaires sont assez peu impactés par l'ostéoporose parce que ce sont des os qui sont toujours en fonction, due à la mastication. Or on sait que la fonction mécanique maintient un minimum de support osseux et de renouvellement du tissu osseux, ce qui peut expliquer que l'on a un peu moins d'impact de l'ostéoporose sur les maxillaires.

Les enquêtes épidémiologiques montrent que globalement, un tiers des femmes de plus de 60 ans souffrent d'ostéoporose.

Par ailleurs, dans une étude longitudinale de 2 ans portant sur 42 171 femmes ménopausées, Grodstein et al (1996) ont montré que le risque de perte dentaire est significativement élevé chez les femmes ne recevant pas de traitement hormonal de substitution, fait qui confirme l'étude préalable de Paganini-Hill (1995) et l'enquête plus récente de Persson et al (2002). Quoiqu'il soit évident que l'ostéoporose ne peut en rien être la cause d'une maladie parodontale, il pourrait s'agir d'un facteur susceptible de favoriser l'évolution d'une parodontite déjà établie.

L'ostéoporose et les maladies parodontales sont des maladies qui influencent la qualité de vie des adultes, particulièrement des aînés. Il y a une relation entre ces deux maladies. Quelques explications pour cette association peuvent être une densité osseuse faible dans la cavité buccale, une perte osseuse comme une réponse inflammatoire à une infection ou une susceptibilité génétique.

Les os atteignent leur pleine maturité à partir de l'âge de 25 à 30 ans. Ils commencent à perdre de leur densité vers 45 ans et l'ostéoporose peut commencer dès la cinquantaine chez les femmes et un peu plus tard chez les hommes. Ce qui signifie que l'être humain ne dispose de son plein capital osseux que pendant à peine une vingtaine d'années.

On a la certitude maintenant que les œstrogènes, hormones féminines, jouent un grand rôle dans la résistance au phénomène ostéoporotique.

Malheureusement, les traitements hormonaux de substitution (THS) se sont avérés trop cancérigènes, surtout au niveau du sein, et on hésite à l'heure actuelle à les conseiller aux femmes ménopausées. Une lueur d'espoir vient d'apparaître avec une nouvelle génération d'hormones pour lesquelles on n'a pas encore assez de recul.

D'autres types de traitements, les biphosphonates ont été proposés, mais nous verrons plus loin qu'ils présentent des inconvénients et pas des moindres.

L'ostéoporose n'a aucune influence sur les tissus minéralisés de la dent, au contraire, les dents sont de plus en plus calcifiées avec l'âge.

Quelle incidence a l'ostéoporose au niveau de l'os alvéolaire?

On a longtemps cru à une « parodontose » uniquement due à l'ostéoporose, par opposition avec la « parodontite » d'origine infectieuse. Mais l'évidence de l'origine bactérienne des maladies parodontales laisse à penser que l'ostéoporose ne peut être qu'une cause favorisante mais pas déterminante. L'ostéoporose ne suffit pas à elle seule à provoquer une maladie parodontale. Il y a en effet une lyse horizontale généralisée de l'os alvéolaire avec l'âge, mais lorsque l'hygiène est là adéquate, aucune poche n'apparaît et la corticale osseuse reste intacte. S'il n'y a pas de traumatisme occlusal et si la denture reste intègre, la maladie bactérienne parodontale ne peut pas s'installer.

Par contre, les biphosphonates prescrits contre l'ostéoporose ont un effet désastreux au niveau des os des maxillaires.

L'os est en perpétuel renouvellement: les ostéoclastes* détruisent l'os vieillissant et les ostéoblastes* fabriquent de l'os jeune. On a inventé des médicaments, les biphosphonates, qui ralentissent l'activité des ostéoclastes et donc freinent l'ostéoporose. Malheureusement, lorsque ces médicaments sont prescrits en injections lors des ostéoporoses sévères induites par les chimiothérapies anticancéreuses, de nombreux cas d'ostéonécrose ont été signalés, en particulier au niveau des maxillaires, avec fractures spontanées, et surtout autour des implants. Des centaines de procès sont intentés aux États-Unis contre les laboratoires pharmaceutiques qui commercialisent ces produits.

Même en cas de prise par voie orale du médicament, la pose d'implants doit être étudiée et d'ailleurs la question est désormais posée dans les questionnaires préopératoires pour la chirurgie buccale.

Dr. A.Hauteville, Conseil dentaire,http://conseildentaire.com/2011/11/16/losteoporose-et-les-dents-le-danger-des-biphosphonates, 16-11-2011

Réf: Myricetin suppresses LPS-induced MMP expression in human gingival fibroblasts and inhibits osteoclastogenesis by downregulating NFATc1 in RANKL-induced RAW 264.7 cells/ Archives of oral Biology /December 2012/Volume 57, Issue 12, Pages 1623–1632

À VENIR

Gastrite

La présence d'Helicobacter pylori dans la plaque dentaire de patients souffrant de parodontite chronique est-elle un facteur de risque de gastrite?

HISTORIQUE : Helicobacter pylori est considéré comme l'un des agents pathogènes responsables de la gastrite et de l'ulcère gastroduodénal et comme un facteur de risque à l'égard du cancer de l'estomac. Chez les personnes souffrant de parodontite chronique, les poches parodontales pourraient constituer des réservoirs d'H. pylori.

OBJECTIF : La présente étude a été entreprise afin de vérifier si la présence d'H. pylori dans la plaque dentaire de patients souffrant ou non de parodontite est en corrélation avec une atteinte gastrique.

MÉTHODES : En tout, 101 patients souffrant de dyspepsie ont participé à l'étude. Les sujets ont été répartis en deux groupes selon qu'ils souffraient ou non de parodontite. Pour le dépistage d'H. pylori dans la plaque dentaire, des échantillons ont été prélevés sur deux dents au moyen d'une curette parodontale. Les échantillons de plaque sous-gingivale ont été obtenus par l'insertion de deux coins de papier stérile dans des poches parodontales pendant 20 s. Cette étape a été suivie d'une endoscopie des voies digestives hautes pour le prélèvement de biopsies antrales.

RÉSULTATS : 65% des patients présentaient une plaque dentaire d'H. pylori-positive et plus de 50 % hébergeaient la bactérie dans leur estomac. Les patients atteints de parodontite présentaient un pourcentage significativement plus élevé d'H. pylori au niveau de la plaque dentaire (79 % vs 43 %; P < 0,05 %) et de l'estomac (60 % vs 33 %; P < 0,005), comparativement aux patients indemnes de parodontite. De plus, 78 % des patients du groupe souffrant de parodontite, contre 30 % seulement des patients indemnes, avaient un résultat positif pour ce qui est de la coexistence d'H. pylori au niveau de la plaque dentaire et de l'estomac.

CONCLUSION : On note une prévalence plus élevée d'H. pylori dans la plaque dentaire et l'estomac des patients dont l'hygiène dentaire laisse à désirer. Cette observation donne à penser que la cavité buccale pourrait constituer un réservoir d'H. pylori et devenir une source potentielle de transmission ou de réinfection.

Helicobacter pylori et maladies parodontales

Helicobacter pylori est une bactérie Gram- qui produit l'uréase. Il est considéré comme étant l'agent étiologique majeur des gastrites chroniques dans la population adulte. La gastrite positive à Helicobacter pylori est étroitement liée à l'ulcère duodénal et peut entrainer une atrophie gastrique précurseur du cancer gastrique.

Les différentes études qui ont été menées, ont cherché à vérifier l'hypothèse que la plaque bactérienne serait un réservoir de l'Helicobacter pylori. Ainsi, Oshowo et coll. en 1998 (29), ont trouvé que la parodontite pouvait représenter un réservoir et une source de transmission d'Helicobacter pylori. Ceci a été confirmé par Andersen et coll. en 1998 (30) qui ont démontré que l'Helicobacter pylori adhère sélectivement à Fusobacterium nucleatum qui est une bactérie parodontogène dont le développement est facilité par une mauvaise hygiène bucco-dentaire et par le stress.

L'Helicobacter pylori est un organisme gram négatif responsable de la gastrite à HP en colonisant la muqueuse gastrique. Les poches parodontales pourraient constituer des réservoirs pour cette bactérie. Le but de cette étude est d'étudier l'association entre l'infection gastrique à HP et la maladie parodontale. Matériel et méthodes: il s'agit d'une étude de type cas-témoin menée auprès de 51 sujets atteints de gastrite à HP recrutés au niveau du service de Gastro-entérologie du CHU Ibn Rochd de Casablanca, et 102 témoins recrutés au niveau des différents services de CCTD de Casablanca. Les variables parodontales ont été évaluées sur le plan clinique (niveau de plaque, degré d'inflammation gingivale, profondeur de sondage, perte d'attache, mobilité, récession et LIR). Résultats : il n'y avait pas de différence significative concernant le sexe, le poids, et l'indice CAO entre les patients HP+ et les patients témoins. Cependant, les patients HP+ avaient une moins bonne hygiène et une inflammation gingivale plus accentuée (86,3%) par rapport aux témoins (45,1%). 68,6% des patients HP+ ont des poches parodontales de 4 à 6 mm, contre 25,5% des témoins avec une différence statistiquement significative (p <0,000001). Une perte d'attache modérée est observée chez les patients HP+, soit 54.9% contre 19.6% des témoins avec une différence statistiquement significative (p<0.05). Une différence statistiquement significative entre les deux groupes est aussi notée pour la mobilité, la récession et le LIR (p <0,05). Conclusion: la cavité buccale pourrait constituer un réservoir d'Helicobacter pylori et devenir une source potentielle de transmission ou de réinfection. L'infection à HP pourrait entraîner des effets négatifs sur le parodonte avec des poches parodontales et des pertes d'attache significatives.

Réf: -Oshowo A. et Al. , Helicobacter pylori: The Mouth, Stomach, and Gut Axis Annals of Periodontology, July 1998, Vol. 3, No. 1: 276-280

Réf: -Andersen Rn et Al., Helicobacter pylori adheres selectively to Fusobacterium spp. Oral Microbiol Immunol , 1998;13:51-54

Réf: Al Asqah M1 et Al., Is the presence of Helicobacter pylori in dental plaque of patients with chronic periodontitis a risk factor for gastric infection?, 19319381, 23-03-2009

Perte de dents

Lorsque le tartre et la plaque dentaire s'infiltrent sous les gencives, sur les racines des dents, ils forment des espaces appelés poches. La brosse à dents ne pénètre pas sous la gencive. Une maladie parodontale risque de se développer. Les gencives sont irritées, inflammées; les tissus qui supportent les dents peuvent être détruits. Avec la progression de la maladie, les poches s'approfondissent, la gencive et l'os sont détruits. Les dents peuvent devenir mobiles et tomber. Les mécanismes de défense immunitaire interviennent pour éliminer les bactéries. Dans certains cas ils contribuent à la destruction parodontale.

En effet, le développement et la progression de la maladie varient en fonction de :
- la susceptibilité de chacun aux bactéries pathogènes, régulée par l'efficacité de ses mécanismes de défense et la présence de certaines pathologies systémiques (diabète en particulier) ou la prise de médicaments;
- des facteurs de risque tels que le tabac;
- le stress peut diminuer les capacités de défense contre les bactéries;
- des facteurs aggravants tels que les caries, les restaurations prothétiques inadaptées, les malpositions dentaires, la réalisation d'un traitement orthodontique qui représentent des facteurs de rétention de plaque dentaire.

Finirons-nous tous vieux et édentés ? Pas si sûr ! Le déchaussement des dents n'est pas lié à la vieillesse, comme il est commun de le penser. La plupart du temps, il est dû à des maladies bactériennes, comme la parodontite. Avec un bon traitement, il est possible de garder des dents saines toute sa vie. Quand le parodonte est attaqué, la stabilité des dents le sera aussi. Elles auront alors tendance à bouger, voire à tomber. Perdre ses dents à tout âge

La parodontite chronique évolue lentement, c'est pourquoi elle n'est constatée par les patients que tardivement. Les parodontopathies sont malheureusement fréquentes. 15% à 30% des adultes de 35 à 44 ans sont touchés(1). On les remarque à des saignements plus fréquents lors du brossage et à des gencives qui se rétractent, entraînant une grande sensibilité des dents. La maladie parodontale est très discrète, et pourtant elle peut faire des ravages. Il est donc important de ne pas négliger des saignements lors du brossage et d'aller voir rapidement son dentiste s'ils se produisent…

Comment éviter le déchaussement des dents ?

Les maladies parodontales ne sont pas incurables, bien au contraire ! Réparer ce qui est perdu n'est pas possible, mais stabiliser la progression des bactéries, oui. C'est pourquoi il est important de repérer la parodontite rapidement : si on la traite correctement, le patient pourra garder ses dents jusqu'à la fin de sa vie.

Mais le plus intéressant, bien sûr, c'est d'éviter que la parodontite se déclare. Et pour cela, il faut éviter que les bactéries ne se développent dans la bouche, ce qui passe par une hygiène buccale impeccable : brossage soigneux au moins deux fois par jour et détartrage chez un dentiste une fois par an au minimum.

Réf: (1) Organisation mondiale de la santé: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs318/fr/index.html
EID | 10.01.2007 | Mise à jour août 2013.

Cancer colorectal

La piste bactérienne se confirme

Une bactérie retrouvée fréquemment dans le cancer du côlon pourrait jouer un rôle déterminant dans son développement selon les travaux de deux équipes américaines.

Le cancer colorectal est la deuxième cause de mortalité par cancer en France et la quatrième dans le monde, mais sa cause demeure toujours inconnue. Une origine infectieuse n'est pas exclue, à l'image de la bactérie Helicobacter pylori responsable de la plupart des cas d'un autre cancer de l'épithélium digestif, celui de l'estomac.

Ce précédent a inspiré plusieurs équipes à rechercher des traces de matériel génétique étranger dans des biopsies de tumeurs du côlon. Fin 2011 l'équipe de Matthew Meyerson à Harvard (Boston) puis une autre équipe américaine ont annoncé avoir décelé une bactérie spécifique dans des tumeurs du côlon. Sa présence intrigue aussitôt car si Fusobacterium nucleatum est rare dans le côlon, c'est en revanche un pathogène bien connu dans la bouche, souvent responsable de parodontites. Sa capacité à pénétrer dans les cellules épithéliales et à produire des filaments inflammatoires suggère un rôle plus actif que passif dans la maladie. Cette bactérie est-elle un simple témoin ou le vrai coupable du cancer du côlon?

Deux nouveaux résultats publiés dans la revue Cell Host & Microbe viennent étayer la seconde hypothèse et offrir pour la première fois un scénario expliquant l'origine de ce fléau. Poursuivant ses travaux, l'équipe de Meyerson vient de démontrer sur des souris prédisposées à la maladie que le nombre de tumeurs dans le côlon est fortement augmenté lorsque la bactérie est absorbée. De plus, la bactérie induit dans l'intestin une réaction inflammatoire comparable à celle observée chez les patients et qui est capable de favoriser la progression de la maladie.

Une bactérie serait impliquée dans le cancer du côlon

Des chercheurs nord-américains ont découvert des liens surprenants entre cancer colorectal et infection. Cette piste, si elle se confirme, ouvre la voie à de nouveaux traitements.

Voilà une nouvelle qui apporte du grain à moudre à l'hypothèse d'une origine infectieuse des cancers du côlon et du rectum. On savait déjà que des virus pouvaient être impliqués dans les processus tumoraux. Par exemple, le HPV (Papillomavirus) est responsable des cancers du col de l'utérus et les virus de l'hépatite B et C sont en cause dans le cancer du foie. On a même identifié une bactérie (Helicobacter pylori) dans la genèse du cancer de l'estomac. La liste pourrait encore s'allonger. Selon les travaux publiés simultanément par deux équipes nord-américaines dans la revue spécialisée Genome Research, une bactérie habituellement peu répandue dans le tube digestif terminal, Fusobacterium, est curieusement présente en abondance dans certains cancers du côlon.

L'équipe de Matthew Meyerson, à Harvard (États-Unis), l'a par exemple constaté en analysant l'intégralité du génome présent dans des carcinomes (cancer) colorectaux. «Nos résultats démontrent une association entre Fusobacterium et les cancers du côlon. Cela soulève la possibilité que Fusobacterium puisse jouer un rôle moteur dans la cancérogenèse», explique le Dr Aleksandar Kostic (Harvard), premier signataire de l'article, avant de pondérer : «D'un autre côté, il est possible que Fusobacterium s'accumule là après que la tumeur se soit formée». L'autre équipe de chercheurs, canadiens cette fois, a identifié la même bactérie dans des échantillons congelés de tumeurs du côlon.

«Des perspectives thérapeutiques»

Le Pr Jean-Philippe Merlio, chef du service de biologie des tumeurs au CHU de Bordeaux, reste prudent : «Pour dire qu'un cancer est lié à une bactérie, il faut non seulement une association mais aussi une preuve de la responsabilité de l'agent infectieux et avoir vérifié la possibilité de l'inhiber». Avoir isolé la bactérie dans une tumeur serait donc une condition nécessaire mais insuffisante ? «Pour démontrer le rôle causal de Fusobacterium* dans la cancérogenèse du cancer, s'il y en a un, on devra introduire la bactérie dans des souris et constater le développement de cancers du côlon. Il faudra ensuite prélever ces bactéries sur ces souris, les introduire dans d'autres et provoquer ainsi de nouveaux cancers du côlon», détaille le Dr Kostic.

Cancérologue digestif et directeur de recherche d'une unité Inserm sur la chimiothérapie et la réponse immunitaire à Dijon, le Dr François Ghiringhelli, n'écarte pas la possibilité que l'écologie bactérienne du côlon puisse être un facteur déclenchant de cancer : «Suivant l'alimentation, on pourrait modifier la flore intestinale et favoriser la carcinogenèse. Ici, c'est une bactérie qui pourrait jouer un rôle dans l'initiation ou le développement des cancers du côlon. Si cela se confirme, s'ouvriraient alors des perspectives thérapeutiques en éliminant la bactérie.»

Mais les implications de la découverte des équipes nord-américaines vont au-delà puisque, s'il s'avère que la bactérie favorise effectivement le développement des cancers, le Dr Ghiringhelli estime que cela obligera à mieux préciser l'influence de la chimiothérapie sur la flore intestinale. À l'appui des travaux publiés, on retrouve, en tout cas, l'histoire d'un patient anglais initialement opéré de ce que les chirurgiens pensaient être un simple abcès du foie à Fusobacterium* et qui s'est révélé par la suite être la propagation secondaire d'un cancer du rectum bourré de Fusobacterium* ! On sait aussi que l'inflammation chronique du côlon, quelle qu'en soit la cause, infectieuse ou immunitaire, favorise la cancérogenèse : «On sait notamment que les gens qui ont des maladies inflammatoires chroniques intestinales font plus de cancers du côlon que les autres», remarque le Dr Ghiringhelli.

Selon des chercheurs anglais, l'infection à Fusobacterium* pourrait être impliquée dans l'émergence d'un cancer par un dérèglement des mécanismes de défense immunitaire. Reste un mystère que n'éclairent pas les équipes de recherche : comment une bactérie, que l'on trouve plus souvent dans la bouche que dans le côlon, s'est-elle retrouvée là ?

*Fusobacterium :

Elle est une bactérie filamenteuse anaérobie. Elle est gram-similaire aux Bacteroides. Les Fusobacterium contribuent à plusieurs maladies humaines, y compris les maladies parodontales, le syndrome de Lemierre ou des ulcères cutanés tropicaux et au développement du cancer colorectal. Bien que plusieurs ressources aient déclaré la présence de Fusobacterium comme un phénomène courant dans l'oropharynx de l'homme, le consensus actuel est de toujours considérer Fusobacterium comme un agent pathogène.

Réf: http://fr.wikipedia.org/wiki/Fusobacterium

Réf: Kaldy, Pierre, Cancer colorectal : la piste bactérienne se confirme, Le Figaro.fr, http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/08/30/21178-cancer-colorectal-piste-bacterienne-se-confirme, 30-08-2013

Réf: Mascret, Damien, Le Figaro.fr, Des chercheurs nord-américains ont découvert des liens surprenants entre cancer colorectal et infection. Cette piste, si elle se confirme, ouvre la voie à de nouveaux traitements, http://sante.lefigaro.fr, actualite, 2011-10-18, 14761-bacterie-serait-impliquee-dans-cancer-colon

Réf: Matthew L. Meyerson, MD, PhD, Dana-Farber Cancer Institute, http://www.dfhcc.harvard.edu/insider/member-detail/member/matthew-l-meyerson-md-phd

Conséquences sur les femmes enceintes

Tout le monde sait qu'il est important de prendre soin de ses dents. Mais, durant la grossesse, ce l'est encore plus.

En effet, durant cette période, les changements hormonaux et les nausées matinales peuvent avoir une incidence sur la santé des dents et des gencives. Si vous êtes enceinte, vous devez accorder une attention particulière à cet aspect de votre santé. Autrement, cela pourrait avoir des répercussions non seulement sur vous, mais aussi sur votre bébé.

La gingivite est une maladie des gencives (maladie parodontale) bénigne qui touche 9 Canadiens sur 10 à un moment ou à un autre de leur vie et environ la moitié des femmes enceintes. L'augmentation des œstrogènes durant la grossesse rend les gencives plus vulnérables à l'acidité de la plaque dentaire. Habituellement, votre santé buccale revient à la normale après l'accouchement.

Les personnes atteintes de gingivite ont les gencives rouges, enflées et saignantes. Si la gingivite n'est pas traitée, elle peut conduire à une maladie plus grave et causer la perte des dents et des dommages permanents aux gencives.

NAISSANCES PRÉMATURÉES / BÉBÉ DE PETIT POIDS

Depuis les 15 dernières années, on étudie le rôle des maladies parodontales chez les femmes enceintes, relativement aux naissances prématurées et aux bébés de petit poids.

De nombreuses études ont été réalisées et les résultats obtenus sont contradictoires. Certaines démontrent une diminution de l'incidence des problèmes de grossesse, alors que d'autres non. Les différences de résultats peuvent être attribuées à certains biais dans la méthodologie. Par contre, l'association entre les problèmes de grossesse et les maladies parodontales est bel et bien confirmée par la communauté scientifique. C'est d'ailleurs pourquoi on approfondit énormément le sujet ces dernières années.

Il y a eu récemment de nombreuses études concernant les traitements parodontaux chez les femmes enceintes et la diminution de la prévalence des problèmes de grossesse chez celles-ci. La majorité des études sérieuses ne semblent pas en mesure de démontrer une diminution de l'incidence de problèmes de grossesse suite aux traitements parodontaux. Or, il semblerait que cette incidence diminuerait chez les femmes enceintes à risque de problèmes de grossesse.

Réf: Polyzos NP, Polyzos IP, Zavos A, Valachis A, Mauri D, Papanikolaou EG, Tzioras S, Weber D, Messinis IE. Obstetric outcomes after treatment of periodontal disease during pregnancy: systematic review and meta-analysis. BMJ 2010: 341: c7017.

Réf: Cullinan Mary P. & Seymour Gregory J. Periodontal disease and systemic illness : will the evidence ever be enough ?, Periodontology 2000, Vol. 62, 2013, 271-286.

Réf: Offenbacher S, Beck JD, Jared HL, Mauriello SM, Mendoza LC, Couper DJ, et al. Effects of periodontal therapy on rate of preterm delivery: a randomized controlled trial. Obstet Gynecol 2009;114:551-9.

Réf: Kim AJ, Lo AJ, Pullin DA, Thornton-Johnson DS, Karim- bux NY. Scaling and root planing treatment for periodontitis to reduce preterm birth and low birth weight: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. J Periodontol 2012: 83: 1508–1519.

Risques pour la santé

Si vous maintenez une bonne santé buccodentaire, vous pouvez éviter bon nombre de risques pour votre santé et possiblement celle de votre bébé. Les femmes enceintes en mauvaise santé buccodentaire pourraient courir des risques de:

• donner naissance à un bébé prématuré;
• donner naissance à un bébé de petit poids;
• développer une pré-éclampsie (hypertension de grossesse).

Les bébés prématurés ou de petit poids courent un risque accru de:

• complications de développement;
• asthme;
• otites;
• anomalies congénitales;
• troubles de comportement;
• mort subite du nourrisson.

Réf:
Naissances prématurées spontanées et maladies parodontales : le débat continue !
(http://www.sop.asso.fr/admin/documents/ros/ROS0000211/2057.pdf)

• Effets de la santé buccodentaire sur l'état de santé général
• Grossesse en santé : questions courantes sur la santé buccodentaire
• Vie saine : maladie des gencives
• Nutrition pendant la grossesse
• Oral Health Care for the Pregnant Patient (anglais seulement) http://www.cda-adc.ca/jcda/vol-75/issue-1/43.pdf

Conclusion

À ce jour, on ne peut affirmer que les traitements parodontaux diminuent l'incidence des problèmes de grossesse, sauf pour les femmes déjà à risque. Par contre, la gingivite de grossesse est une affection gingivale réelle et bien connue chez les femmes enceintes. Pour cette raison, il est très important que les femmes procèdent à une visite de routine chez leur dentiste durant la grossesse, afin de contrer une éventuelle détérioration de la maladie gingivale.

Réf: S.M. DRIDI, A.L. EJEIL, C. GAMGNE GUIADEM, C. LALLAM-LAROYE. Naissances prématurées spontanées et maladies parodontales : le débat continue ! Rev Odont Stomat 2008;37:19-42.

Conséquences sur le cœur

La maladie parodontale représente un risque pour le cœur. Les microorganismes présents lors d'une maladie parodontale peuvent migrer dans la circulation sanguine et être impliqués dans les maladies cardiaques et accidents vasculaires cérébraux. Les personnes souffrant de maladies parodontales doubleraient leur risque d'être victimes d'une crise cardiaque mortelle. Les maladies cardiovasculaires sont responsables de plus de 30 % de tous les décès au Canada.

Réf: www.OHDQ.com, La santé buccodentaire: un investissement pour une vie de qualité!(Dépliant)

Il apparaît aujourd'hui que l'exposition prolongée aux bactéries et à leurs toxines, conséquence directe de la maladie parodontale chronique, est un facteur déterminant dans la survenue de problèmes cardiovasculaires. On en ignore encore le mécanisme exact mais les chercheurs supposent que celui-ci implique les anticorps dirigés contre les bactéries.

Une méta-analyse de 11 études portant sur des patients atteints de maladie parodontale et de maladies cardiovasculaires a permis aux chercheurs de l'Howard University d'établir que l'exposition prolongée aux bactéries prédispose les personnes souffrant de déchaussement à développer des problèmes coronariens et cardiaques ou des plaques d'athérome. Une autre méta-analyse, parue en novembre 2007 dans l'American Heart Journal, parvient à la même conclusion: le déchaussement est un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires.

Se brosser les dents pour sauver son cœur

Des gestes aussi basiques que se brosser les dents et passer le fil dentaire ou une brossette inter-dentaire régulièrement peuvent donc sauver des vies. On n'oubliera pas non plus de faire vérifier régulièrement l'état de ses gencives par un dentiste, seul apte à dépister et traiter la maladie parodontale à un stade précoce. Prendre soin de ses gencives, c'est prendre soin de son cœur, un slogan qui motivera peut-être les plus récalcitrants à se réconcilier avec leur brosse à dents, sans oublier l'indispensable fil dentaire.

Réf: (1) Mustapha IZ, Debrey S, Oladubu M, Ugarte R. Markers of Systemic Bacterial Exposure in Periodontal Disease and Cardiovascular Disease Risk: A Systematic Review and Meta-Analysis. J Periodontol. 2007 Dec;78(12):2289-2302.

(2) Bahekar AA, Singh S, Saha S, Molnar J, Arora R. The prevalence and incidence of coronary heart disease is significantly increased in periodontitis: a meta-analysis. Am Heart J. 2007 Nov;154(5):830-7. Epub 2007 Aug 20.

Encore appelée maladie parodontale ou plus communément maladie des gencives, elle menace le capital dentaire puisqu'il devient, après l'âge de quarante ans, la première cause de perte des dents.

La maladie de gencives est un danger pour la santé du cœur car c'est un facteur majeur de risque de développer un problème cardiaque. D'après un article du Journal of Periodontology(1), publication officielle de l'American Academy of Periodontology (AAP), il existe un lien entre réactions biologiques aux bactéries responsables du déchaussement et maladies cardiovasculaires. Les patients atteints de déchaussement, dont les marqueurs biologiques montrent des réactions antigéniques ou anticorps aux bactéries ayant été diffusées dans le sang depuis la bouche, sont davantages exposés aux problèmes cardiovasculaires.

Réf: (1) Mustapha IZ, Debrey S, Oladubu M, Ugarte R. Markers of Systemic Bacterial Exposure in Periodontal Disease and Cardiovascular Disease Risk: A Systematic Review and Meta-Analysis. J Periodontol. 2007 Dec;78(12):2289-2302.

Réf: R. Marfil-Álvarez, F. Mesa, A. Arrebola-Moreno, J.A. Ramírez-Hernández, A. Magán-Fernández, F. O'Valle, P. Galindo-Moreno and A. Catena, Acute Myocardial Infarct Size Is Related to Periodontitis Extent and Severity, Journal of dental research, http://jdr.sagepub.com/content/93/10/993#aff-1/July 30, 2014.

Les hépatites bactérienne: insuffisance fonctionnelle du foie

La parodontite est une maladie qui atteint les gencives et l'os soutenant les dents. C'est une affection souvent indolore qui passe inaperçue hormis quelques saignements. L'infection s'installe à bas bruit, lentement, le long des racines dentaires, détruisant l'os qui soutient les dents; la gencive se détache des dents pour former des poches parodontales. Ces poches étant profondes vont entretenir la maladie car leur nettoyage par la brosse à dent est impossible. Ce sont de véritables réservoirs de déchets alimentaires stagnants, des réservoirs de tartre qui constituent le logement des bactéries, lesquelles provoquent peu à peu un déchaussement, une augmentation de la mobilité dentaire puis la perte des dents.

Il en résulte une mauvaise haleine due aux produits de dégradation des déchets alimentaires au fond des poches par des bactéries anaérobies.

La parodontie évolue avec une prolifération en bactéries pathogènes qui peuvent passer dans le sang et migrer vers des organes qu'elles peuvent infecter, d'autant plus que ces organes sont déjà fragilisés par d'autres affections prééxistantes.

la parodontite pourrait être à l'origine d'infections oculaires, de l'insuffisance fonctionnelle du foie, d'affections rénales, de la maladie de Crohn, de la polyarthrite rhumatoïde (elle serait due a la bactérie A. actinomycetem comitans).

Les hépatites bactériennes :

Le foie est l'organe le plus important de notre corps après le coeur. Il est en charge de nettoyer notre sang des bactéries pouvant être nuisible pour notre système telles que les bactéries que l'on retrouve dans notre bouche lorsqu'on souffre d'une parodontie ou d'une gingivite. Lorsque la maladie est chronique, le foie doit travailler encore plus fort, donc subir un stress ce qui peut amener vers l'hépatite bactérienne dans certain cas.

1. Harper, H.A., Review of Physiological Chemistry, 14th ed., Lange Medical Publications (1973).
2. A Barefoot Doctor's Manual, the American translation of the official Chinese Paramedical Manual, Running Press, Philadelphia (1990).
3. Neufeld, W.P., MD The Liver Causes Heart Attack, Morning Dawn Publishing Company, Surrey, B.C., Canada (1987).
4. Selkurt, E.E. (editor), Physiology, 2nd edition, Little, Brown and Company, Boston (1966).
5. Chinese Medicinal Herbs, compiled by Li Shih-Chen, translated by F. Porter Smith, M.D., and G.A. Stuart, M.D., Georgetown Press, San Francisco (1973).

Le cancer du pancréas et autres affections ou maladies

Les maladies parodontales pourraient accroître le risque de cancer du pancréas. De plus, de nouvelles recherches suggèrent une possible relation avec l'insuffisance rénale et certaines maladies inflammatoires. Il est clair que toutes inflammations, comme les maladies parodontales et caries dentaires non traitées, produisent des substances qui peuvent être nocives et si elles s'infiltrent dans la circulation sanguine générale, elles peuvent atteindre d'autres parties du corps. La bouche est la porte d'entrée du corps et de plus en plus d'évidences scientifiques et médicales confirment les nombreux liens probants entre la santé buccodentaire et la santé générale.

Réf: www.ohdq.com: Votre bouche est le miroir de votre santé (dépliant)

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